Dans les Ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville, jusqu’au 08 Août : “Le Songe d’une Nuit d’Eté”
« Le monde entier est un théâtre & tous, hommes & femmes, n’en sont que les acteurs » (William Shakespeare, dans « Comme il vous plaira »/1599-1600).
« Quand le merveilleux est associé à la comédie, et que l’imagination est renforcée par les pouvoirs du rêve, pour faire l’éloge de l’amour au premier regard, grâce à l’usage de philtres magiques ! Du grand Shakespeare ! » (Patrick de Longrée & Rinus Vanelslander, les producteurs).
Pour cette 40e édition, Patrick de Longrée & Rinus Vanelslander, créateurs de la société de spectacles « Del Diffusion » & de son important événement théâtral estival, nous propose, dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville, « Le Songe d’une Nuit d’Eté » (1594-1595), de
Du fait de l’énorme demande de nouvelles pièces de divertissement, à l’époque élisabéthaine, il est très probable que la pièce ait été jouée dans la foulée de son écriture. William Shakespeare est alors un acteur et un auteur en vue, admiré et jalousé, véritable entrepreneur de spectacles, dont l’œuvre comprend aussi bien des pièces historiques que des tragédies et des comédies. En 1603, il devient locataire du ‘Théâtre du Globe’, le plus prestigieux de Londres, avant de se retirer en 1611, à Stratford-upon-Avon, où il meurt cinq ans plus tard.
*** Synopsis :« Deux couples amoureux – une dispute entre le roi des elfes & la reine des fées – & le lutin Puck, avec sa potion qui se plaît à embrouiller les sentiments, sont les principaux ingrédients de cette fantaisie shakespearienne. Ces personnages insolites croisent la route d’un groupe de comédiens amateurs, occupée à la préparation d’une pièce pour le mariage d’un prince. Leur collision a lieu dans une forêt, quelque peu magique, au cours d’une nuit d’été, qui se révèle aussi ensorcelante que labyrinthique.
*** Première, le mardi 14 juillet :
Pas besoin de « chauffeur de salle », avant 21h, mais recommandons à chacun.e de s’asseoir devant ou sur les gradins, dès l’ouverture des portes, vers 20h30, l’un des acteurs, interprétant le rôle d’un barman & disc-jockey (mai
Comme habituellement, à Villers-la-Ville, 3 actes nous sont proposés, le second acte, nettement plus court, mais fort amusant, se déroulant en un autre lieu, où les ruines de l’abbaye sont valorisées par un intéressant jeu d’éclairage, les acteurs quittant, bientôt, leur scène pour nous emmener vers le bar, pour bénéficier d’un entracte, précédant notre retour à la scène principale, pour suivre le 3e acte.
*** Déroulement détaillé du « Songe d’une Nuit d’Eté » :
Par une « Nuit d’Eté« , dans une forêt enchantée, Puck, sous les ordres d’Obéron, roi des fées, va verser un filtre d’amour à Lysandre, amoureux d’Hermia, deux amants en fuite endormis l’un près de l’autre.
Ces derniers, poursuivis par Démitrius amoureux d’Hermia, mais également par Héléna, amoureuse de Démitrius. La situation devient rocambolesque quand à son réveil, Lysandre, aidé de la potion magique, tombe amoureux d’Héléna.
Un problème entre 2 couples © « Del Diffusion »
Entre-temps, Puck verse le même filtre à Titania, reine des fées, puisqu’Obéron est jaloux d’un jeune page que sa femme éduque et souhaite ainsi créer la discorde dans leur couple. En parallèle se déroule au coeur de cette même forêt, la répétition d’une pièce de théâtre, dirigée par Bottom, un tisserand, pour la célébration du mariage de Thésée, duc d’Athènes et Hippolyta, reine des « Amazones » …Sous l’effet du filtre d’amour va régner, alors, une confusion de quiproquos, de poursuites, d’espiègleries, de drôleries, dans un rythme léger et une ambiance festive.
Avec « Le Songe d’une Nuit d’Eté », William Shakespeare nous emmène dans le temps infini des rêves, celui où les minutes et les secondes n’ont pas la même valeur pour tous les protagonistes.
Ce que nous verrons lors de la représentation, nous l’aurons peut-être rêvé, mais, ce qui est certain, c’est que cette abstraction fait vraiment partie de notre vie.
C’est notre monde intérieur que William Shakespeare nous donne à voir, celui ou les non-dits prennent la parole. La nuit, domaine des dieux et des fées, permet l’inversion des rapports entre les humains, dans le grand lit fantasmé des rêves.
« Le Songe d’une Nuit d’Eté » explore, d’une part, la manière dont le sentiment amoureux provoque l’ouverture des sens, et, d’autre part, la façon dont le désir et l’excitation sexuelle, impliquent des craintes et des serments bien différents de ceux de l’amour.
Or, le désir fait partie de l’amour. La façon, d’une modernité étonnante, dont William Shakespeare met en parallèle la dualité de ces deux entités est proprement extraordinaire : il explique, de façon très directe, que le désir sexuel n’est pas du même ressort que le désir amoureux, qu’il y a toute sa part sans toutefois être toujours compatible avec lui.
*** 40 ans de bonheur théâtral, dans les ruines de l’ Abbaye de Villers-la-Ville :
Retour sur la première édition, avec le propos de Patrick de Longrée & de Rinus Vanelslander :« Tout commence en 1987. Le pari paraît insensé : faire résonner le théâtre dans les ruines d’une abbaye cistercienne, livrée au ciel et aux vents. Mais certains rêves naissent précisément de cette démesure. L’ ‘Abbaye de Villers’, avec ses ogives brisées et ses murs dressés vers les étoiles, appelait un langage nouveau, une dramaturgie taillée à sa démesure. « La première aventure fut « Barabbas » (12 représentations/6.200 spectateurs), de Michel de Ghelderode, mis en scène par Dominique Haumont. La Passion vue sous l’angle d’un brigand, qui inaugurait une tradition : Villers ne serait jamais le lieu du petit théâtre, mais celui des grandes fresques, des épopées flamboyantes, des textes à la mesure des pierres. Le public, d’abord intrigué, se laissa séduire. Et depuis 1987, les soirs d’été, des centaines de spectateurs affluent. Le souffle d’un mythe venait de naître. »
« Chaque été, des milliers de spectateurs (20.000, en moyenne) se rendent à Villers-la-Ville afin d’y vivre un moment théâtral épique et populaire, hors du commun. Les ruines magnifiques, le plein air, les œuvres puissantes, qui y sont proposées, le jeu des acteurs, portés par un indicible souffle, la magie des lumières, l’intégration des scénographies et des costumes donnent à ces mises en scène une originalité à chaque fois renouvelée par une volonté de diversité. »
En 2025, soulignons que pour « La Belle et la Bête », de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, mis en scène par Alexis Goslain, le record de fréquentation fut presque battu, ayant attiré 24 800 spectateurs, au total de 28 représentations, le record app
*** Retour sur le « Songe d’une Nuit d’Eté » :
C’est notre monde intérieur que William Shakespeare nous donne à voir, celui ou les non-dits prennent la parole. La nuit, domaine des dieux et des fées, permet l’inversion des rapports entre les humains, dans le grand lit fantasmé des rêves.
« Le Songe d’une Nuit d’Eté » explore, d’une part, la manière dont le sentiment amoureux provoque l’ouverture des sens, et, d’autre part, la façon dont le désir et l’excitation sexuelle, impliquent des craintes et des serments bien différents de ceux de l’amour.
Or, le désir fait partie de l’amour. La façon, d’une modernité étonnante, dont William Shakespeare met en parallèle la dualité de ces deux entités est proprement extraordinaire : il explique, de façon très directe, que le désir sexuel n’est pas du même ressort que le désir amoureux, qu’il y a toute sa part sans toutefois être toujours compatible avec lui.
*** 40 ans de bonheur théâtral, dans les ruines de l’ Abbaye de Villers-la-Ville :
Retour sur la première édition, avec le propos de Patrick de Longrée & de Rinus Vanelslander :« Tout commence en 1987. Le pari paraît insensé : faire résonner le théâtre dans les ruines d’une abbaye cistercienne, livrée au ciel et aux vents. Mais certains rêves naissent précisément de cette démesure. L’ ‘Abbaye de Villers’, avec ses ogives brisées et ses murs dressés vers les étoiles, appelait un langage nouveau, une dramaturgie taillée à sa démesure. « La première aventure fut « Barabbas » (12 représentations/6.200 spectateurs), de Michel de Ghelderode, mis en scène par Dominique Haumont. La Passion vue sous l’angle d’un brigand, qui inaugurait une tradition : Villers ne serait jamais le lieu du petit théâtre, mais celui des grandes fresques, des épopées flamboyantes, des textes à la mesure des pierres. Le public, d’abord intrigué, se laissa séduire. Et depuis 1987, les soirs d’été, des centaines de spectateurs affluent. Le souffle d’un mythe venait de naître. »
« Chaque été, des milliers de spectateurs (20.000, en moyenne) se rendent à Villers-la-Ville afin d’y vivre un moment théâtral épique et populaire, hors du commun. Les ruines magnifiques, le plein air, les œuvres puissantes, qui y sont proposées, le jeu des acteurs, portés par un indicible souffle, la magie des lumières, l’intégration des scénographies et des costumes donnent à ces mises en scène une originalité à chaque fois renouvelée par une volonté de diversité. »
En 2025, soulignons que pour « La Belle et la Bête », de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, mis en scène par Alexis Goslain, le record de fréquentation fut presque battu, ayant attiré 24 800 spectateurs, au total de 28 représentations, le record app
*** Retour sur le « Songe d’une Nuit d’Eté » :
Plus de 730 000 spectateurs ayant été accueillis en 39 ans, … avec « Le Songe d’une Nuit d’Eté », le mythe se poursuivra cet été, jusqu’au samedi 08 août, avec un dynamisme de feu.
Soulignons l’hyper dynamisme des 13 actrices & acteurs, la qualité de la mise en scène, utilisant de nombreux effets spéciaux, pour créer une atmosphère féérique et spectaculaire, les costumes étant très colorés et originaux, contribuant, dans d’impressionnants décors, à créer une atmosphère de rêve.
N’hésitons donc pas de nous rendre à Villers-la-Ville, afin d’assister à cette comédie sensuelle & magique, « la plus pétillante & féerique » (dixit Thierry Debroux), de Wililam Shakespeare, nous invitant à rire, rêver et lâcher prise, tout ce dont nous avons besoin en cette période troublée de notre histoire.
En conclusion, lisons ce qu’écrivent Patrick de Longrée & Rinus Vanelslander, en 1ère page du catalogue : « Sous un nuage de fleurs colorées et de rayons de lune, l’intrigue entraîne le public dans une balade féerique, où se déchainent les passions amoureuses, au cours d’une nuit, dont personne ne saura vraiment si elle est un rêve, un jeu ou un fantasme. Un songe ? »
L’immense dynamisme de la scène finale © « Del Difusion »
*** Infos pratiques :
Représentations : jusqu’au samedi 08 août, du mardi au samedi, à 21h. Ouverture des portes : 20h30. Catalogue (12 pages) : 5€. Livre des 40 Ans (Patrick de Longrée & Rinus Vanelslander/superbement illustré, broché, 64 pages) : 12€. Contacts & Réservations
Yves Calbert
