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A Namur, jusqu’au 03 Octobre : Exposition « Petite Echelle, grand Monde », du Collectif “Illumine Galerie”

Vos amis vont adorer — faites-leur découvrir ce contenu !

Créé à Namur, en 2018, par le « CRC » (« Comptoir des Ressources Créatives »), le collectif d’illustrateurs « Illumine Galerie », coordonné, depuis trois ans, par Julie Smulders, expose, à l’occasion du 10e anniversaire du « CRC », au sein de l’exposition « Petite Echelle, grand  Monde » – sous-titrée « Une petite Expo de grandes Illustratrices » – les créations de ses membres, au « Labo Astrid », sis N° 22, de l’avenue Reine Astrid.

Chaque année, ce collectif réunit une dizaine d’illustratrices namuroises & d’illustrateurs namurois autour d’un thème commun que ces artistes explorent librement chacune & chacun proposant ensuite sa propre interprétation : la magie naît de l’assemblage des œuvres lors de leur exposition, où chaque création individuelle trouve sa place dans un ensemble cohérent.

Plongeons donc dans un univers où la frontière entre rêve et réalité s’efface, où chaque être évolue dans une parfaite harmonie & où la fantaisie se mêle subtilement à l’ordinaire, cette exposition invitant chacune & chacun à explorer un monde poétique & réfléchi, nous offrant, ainsi, une expérience immersive singulière.

Dans leur livret du visiteur, les organisateurs écrivent : « Cette année ‘Petite Echelle, grand Monde’ nous invite à déplacer notre regard. Car l’échelle ne se mesure pas seulement en taille : elle peut être écologique, temporelle, philosophique ou intérieure. Du minuscule à l’immense, de l’insecte à la forêt, de la miniature à la foule, chaque artiste explore, à sa manière, notre rapport au monde. Autant de regard singuliers qui nous rappellent que l’infiniment petit peut contenir un monde immense. »

  • Jusqu’au samedi 03 octobre, nous découvrons les oeuvres de 11 artistes :

*** « La Greenwitch » (Céline Mercier), illustre particulièrement bien cette question d’ « échelle », avec ses oeuvres illustrant le parcours d’une fillette trop grande pour le monde qui l’entoure, où rien n’est conçu pour sa grande taille, comme Céline Mercier le démontra en créant l’affiche de cette exposition collective.

« Who’s that Girl » © « La Greenwitch » (Céline Mercier)

Nous avons rencontré une artiste autiste, Céline Mercier, qui, ayant suivi, durant 18 ans, les cours du soir de l’ « Académie des Beaux-Arts », à Tamines, nous confia, lors du vernissage, le jeudi 03 septembre : « Inspirée par « Les Contes de ma Mère  l’Oye » (1697/Charles Perrault/1628-1703/ndlr), par ces illustrations, allégorie à l’autisme, je souhaite exprimer le décalage que l’on peut ressentir dans un monde non adapté pour elle. »   

A noter, qu’au « Labo Astrid », elle nous présente, également, différents articles de papeterie, tels des cartes postales, des marqueurs de pages, des jeux de cartes, …, que cette artiste a tenu à illustrer, ses objets pouvant être commandés via son site web : https://linktr.ee/lagreenwitch.

*** « Julie Mandarine » (Julie Smulders), la coordinatrice d’ « Illumine Galerie », nous présente 9 gravures, mettant en lumière des petits êtres de nos régions, parfois invisibles, mais qui ont un rôle à jouer dans l’équilibre de l’écosystème.

Pour Julie, la gravure a quelque chose de magique. Elle nous confia : « Comme je grave sur du linoléum, il s’agit d’une gravure en relief, c’est à dire que, quand je grave la plaque, je retire de la matière du lino et quand j’ai fini de retirer cette matière, au moment de l’encrage, ce sont les parties non gravées qui vont être encrées, pour obtenir le dessin. »

Coordinatrice de l’ « Illumine Galerie », Julie Smulders ajouta : « A une époque où les choix politiques nous mettent à l’épreuve, notre travail créatif n’étant pas reconnu à sa juste valeur, notre association nous donne l’occasion de nous rencontrer entre artistes & de disposer, ici, d’ateliers nous permettant de travailler sereinement. »

*** « Alineabord » (Aline Borremans), dont la pratique s’inscrit à la frontière entre le livre d’illustration et le livre-objet. À travers de courts récits aux accents philosophiques ou psychologiques, elle façonne un univers d’images poétiques. Utilisant principalement le pinceau, elle associe aquarelles, encres & graphite pour créer ses œuvres, chaque page se déployant dans l’espace et prenant la forme d’une sculpture, grâce aux techniques de pop-up.

 

*** « Art Emi » (Emilie Pondeville) nous propose sa bande dessinée, au titre qui inspira celui de l’exposition, « Petite Echelle, grand Monde ». Dans un univers coloré et empreint d’émerveillement, Emilie Pondeville invite les enfants à porter un autre regard sur la nature & à prendre conscience de sa fragilité, cette BD révélant la richesse du vivant & les liens invisibles qui unissent les espèces, les arbres, les sols & jusqu’à nous, sans oublier que préserver les arbres, qui existent aujourd’hui, c’est choisir de transmettre ces mondes vivants aux générations futures, ce message étant des plus importants, d’autant plus lorsque l’on pense à ces destructions de forêts entières en Amazonie.

Emilie Pondeville, ayant étudié une dizaine d’années aux « Académies des Beaux-Arts », à Namur & à Tamines, nous confia : « Cet album – dont le titre, « Petite Echelle, grand Monde », est celui de la présente exposition – est un ode à la nature, soulignant l’importance des arbres, la déforestation nous menaçant. Sans arbres, où nos amis les oiseaux trouveraient-ils refuge ? … Ne serions-nous pas menacés par davantage d’inondations ? Quelle tristesse de constater ce qui vient d’arriver dans nos Fagnes, aussi bien que la dangereuse disparition progressive de l’Amazonie, poumon d’oxygène de notre planète ! … »

« Avec Claude Dehaye, comme scénariste, ma prochaine BD sera consacrée à « Lao Tseu » (Li Er/VIe siècle avant notre ère/ndlr), considéré comme étant le fondateur du taoïsme. »

*** « Arten.Bulle » (Aurore Dubois) nous présente un rapport d’échelle fascinant, raconté dans une gamme très colorée & féerique, 4 oeuvres représentant la relativité de ce qu’on estime énorme, gigantesque, immense.

*** « By Kik » (Christelle Ros) nous invite, ici, à poser un autre regard sur les araignées, qui nous font souvent peur, peurs transmises de génération en génération, alors que les araignées qu’elle crée peuvent, finalement, nous paraître … adorables.

*** Carla Cecchinato nous présente une aventure intérieure, à travers une série d’aquarelles, invitation à changer notre regard, agrandissant ce qui est invisible à l’oeil nu, pour découvrir la beauté de ce qui nous compose, l’eau, les pigments, la transparence & les mélanges donnant presque vie aux formes, ses oeuvres se situant volontairement entre le scientifique & le poétique.

*** « L’Atelier du Poisson Pique » (Yann Lamouline) nous invite à découvrir six mini-estampes, six fenêtres sur le monde, des micro-gravures nous invitant à nous arrêter dans l’infiniment petit. réalisées à l’eau-forte et au vernis mou, elles font évoluer de petits enfants drapés dans des fragments de décors désertiques : des morceaux de grandes étendues, où chaque silhouette minimaliste laisse entrevoir un monde immense.

*** Vianney Six, éducateur spécialisé, dans un centre médical pédiatrique, diplômé comme art-thérapeute, nous livre, au travers de sa créativité, un double message, d’une part : le premier regard, c’est celui qui prétend, alors que le second regard, c’est celui qui apprend. D’autre part : le regard d’une personne autiste, non verbale, n’est pas tant l’absence de contact visuel, qu’un refus de se confronter à nos propres projections.s.

*** « Nin_Illustration » (Virginie Pawlak), enseignant la philosophie à des enfants d’une école primaire, nous emmène à la rencontre de ses « sagaces » : Camille, la chauve-souris, protectrice de la nuit, Emilie, la coccinelle, enchanteuse du quotidien, Marie, la chimpanzé, lanceuse d’alerte aux quatre coins du globe, & Nini, la loutre, collectioneuse d’histoires, chaque personnage ouvrant tout un univers : activités, bricolages & podcasts. Aux humains à réfléchir sur leur façon de vivre.

*** « Art et Moi » (Murielle Lecocq), enseignante, caricaturiste & photographe à ses heures, chargée de la communication d’ « Illumine Galerie », particulièrement intéressée par les sculptures, qu’elle aime « croquer » à sa façon, nous présente, ici, sa vision d’une statue namuroise du roi Léopold II, ainsi qu’une interprétation, pour des cases de BD, de la sculpture « Searching for Utopia » de l’artiste anversois Jan Fabre.

Concernant cette renommée tortue, notons que Murielle Lecocq nous confie : « J’aime créer un dialogue subtil, parfois teinté d’humour & de jeux de mots, entre les fleurs, les végétaux & les statues de Namur, qui hisse les petites fleurs sur le piédestal des statues, transformant une échelle réduite en un vaste univers. »

© Oeuvre & Photo : Murielle Lecocq

« Ce ‘grand monde’ englobe aussi l’humain, la foule & les pensées de chacune & chacun. Les fleurs viennent remettre de l’ordre dans les idées reçues ou préconçues & raconter des anecdotes sur les statues, sur leur ‘petite’ histoire & leur emplacement. Mon projet s’inscrit dans une démarche plus large, celle d’un roman graphique. »

  • Un vernissage festif :

La bourgmestre f.f., ayant la Culture dans ses attributions, Charlotte Bazelaire, avait tenu à être présente, ayant déclaré : « Une ville ne se construit pas uniquement avec du béton, des murs et des infrastructures. Elle se construit aussi avec ce qui nous rassemble, nous questionne, nous émeut et parfois nous bouscule. C’est tout le rôle de la culture et de l’art : donner du sens à ce qui nous entoure, nourrir notre regard sur le monde et créer du lien entre les personnes, les générations et les histoires. Une ville sans culture peut être fonctionnelle ; mais pour être vivante, sensible et profondément humaine, elle a besoin de ses artistes, de ses lieux de création et de toutes celles et ceux qui font vivre la culture. Nous avons besoin de votre créativité. La Ville continuera à vous soutenir. On a besoin de vous pour continuer à rêver. »

  • Un vernissage festif :

Outre la possibilité de visiter différents ateliers, présents au sein du « Labo Astrid », les visiteuses & visiteurs pouvaient, à l’extérieur, participer à un atelier de croquis, à une oeuvre murale collective, customiser une voiture, ou, plus simplement, écouter les propositions musicales d’un duo de DJs, du Collectif « Le Poulpe »

  • Infos pratiques :

Ouverture : jusqu’au samedi 03 octobre, les mardis, vendredis, samedis et dimanches, de 14h à 18h. Entrée libre. Adresse : avenue Reine Astrid, 22, Namur.

  • Murielle Lecocq exposant au sein de la « Parfumerie Delforge » :

Soulignons que, jusqu’au dimanche 04 octobre, du lundi au samedi,de 10h à 18h, le samedi, de 14h à 18h, Murielle Lecocq expose, également, les planches originales de son album « Dimanche de Pluie », au sein de la « Parfumerie Delforge », sise au N° 60 de la Route Merveilleuse, sur le site de la Citadelle de Namur.

Murielle Lecocq y expose les aquarelles originales de sa bande dessinée « Jour de Pluie », dont nous tenons à souligner la finesse, sa BD étant relevée par les textes poétiques rédigés de sa plume, si agréable à lire en cette période chahutée où il est bon de laisser place aux rêves & à la beauté délicate de ses illustrations.

  • « Fête de la BD », à Bruxelles :Signalons que Murielle Lecocq dédicacera sa BD, ce prochain week-end des 19 & 20 septembre, à « La Bourse », à Bruxelles, dans le cadre de la « Fête de la BD ».
Signalons que Murielle Lecocq dédicacera sa BD, ce prochain week-end des 19 & 20 septembre, à « La Bourse », à Bruxelles, dans le cadre de la « Fête de la BD ».
 
  • « RIV’arts Galerie », en bord de Meuse :

… Et n’hésitons pas de nous promener le long de la Meuse, afin de découvrir, sur le quai des Chasseurs ardennais, au départ du Vieux Pont de Jambes & en direction de la « Confluence », les oeuvres présentées par la « RIV’Arts Galerie », qui à l’initiative de l’asbl « Place Ô Arts », fondée par Géry Pirlot de Corbion & Christine Donjean, inaugurait, le samedi 12 septembre, sa 3e édition, avec la présentation de 10 nouvelles oeuvres, dont l’une rend hommage à la « Société royale Moncrabeau », une peinture à l’huile réalisée par Claude Hardenne, l’un des « 40 Molons », …, nous présentant son collègue « Molon », Romain Pompier, le duo d’organisateurs nous invitant, le vendredi 25 septembre, à 18h, dans leur            « Galerie Saint-Jacques », au N° 23 de la rue Saint-Jacques, à Namur, pour le vernissage de leur exposition « Dans les Yeux de Rops », accessible du mercredi au samedi, de 14h à 18h, jusqu’au samedi 14 novembre

Yves Calbert.